Solidarité

Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière, journalistes à France 3, sont retenus en otage en Afhanistan depuis le 29 décembre dernier.
6 mois, c’est une éternité, pour les proches, la famille, les confrères. A titre de repère, la journaliste Florence Aubenas fut libérée au bout de 157 jours, ou 5 mois.
C’est dans le cadre de l'année France-Russie 2010, que la journaliste russe Lioubov Goriaeva est venue à la rencontre des adhérents du Club.
Maître de recherche à l’institut d’études orientales de l’académie des Sciences de Russie, spécialiste de l’Islam, du féminisme, philologue et journaliste free-lance, c’est dans un français impeccable qu’elle a abordé sans détours les questions sur la presse en Russie et plus largement sur l’évolution de la société russe depuis la fin de l’URSS.
Etat de la presse en Russie
Si une forme de liberté de la presse s’est bel et bien imposée en Russie, c’est en grande partie grâce à Internet, ouverture incontrolable sur le monde entier, et qui exclut la censure et la désinformation d’Etat…, du moins telle qu’elle était pratiquée dans l’ex URSS.
En conséquence, Forbes et Newsweek sont en vente libre dans les kiosques moscovites, et des sites internets traduisent les articles des médias étrangers, même si cela ne plaît pas forcément au Kremlin.
Mais exercer la liberté de la presse en Russie est de toute évidence un exercice périlleux qui confine à l’héroïsme. Des dizaines de journalistes, dont la plus emblématique, Anna Politkovskaïa, ont été assassinés, sans que jamais aucun commanditaire n’ait été démasqué.
«Dans l’ex URSS, aucun journaliste n’était assassiné, car il ne disait rien… »
Evolution de la société russe
Après le carcan du communisme, la Russie a plongé sans transition dans la jungle d’un capitalisme sauvage, qui a déstabilisé la société russe et a largement contribué au développement de la corruption et des organisations criminelles de toutes sortes et « quiconque (et pas uniquement les journalistes) s’oppose à une organisation criminelle risque sa vie ».
L’ouverture de la Russie au capitalisme a permis dans l’ensemble une amélioration du niveau de vie, mais l’exode rural et la désertification de la province, ont également contribué à une perte de repères et de valeurs et à une refonte des structures de la société russe, (religion, enseignement, justice, administration etc.)
La culture et la langue françaises qui jouissaient d’un statut privilégié perdent peu à peu du terrain, au profit de « l’anglericain » et de la culture américaine.
L’enseignement, la recherche autrefois considérés comme de très haute qualité, tend également à s’uniformiser et le peu de moyens octroyé aux universités poussent de plus en plus de jeunes chercheurs à s’expatrier.
La question religieuse et notamment l’Islam a également subit de profondes mutations, et l’éclatement de l’ex URSS, en réveillant les rivalités claniques, a profité aux extrêmes islamistes avec notamment l’introduction de la pensée wahabbite (interprétation rigoriste du Coran), source de « choc de civilisations » et de conflits interreligieux récurrents.
La Russie pays de contrastes est aujourd’hui au carrefour de son histoire, gageons que avec des personnalités telle que Lioubov Goraieva, elle trouve peu à peu le chemin d’une véritable démocratie.
Clubadmin
Le: 03/06/10

Peu importe où l'oeil se pose, à la Casamaures, il y a forcément quelquechose à voir : curiosité architecturale, témoignant de l'évolution technique de la construction, sculptures, fresque restaurée ou en cours de restauration, plantes exotiques, grand magnolia classé ...
La Casamaures un monument historique ? Certainement, mais pas seulement, c'est également une atmosphère, une ambiance, soulignée et entretenue par la présence ou plutôt la passion de personnes qui depuis plus de 25 ans, dans le cadre de l'association "Casamaures d'hier et d'aujourd'hui", restaurent et animent ce lieu atypique, en perpétuelle évolution.
L'actualité de la Casamaures
Des photos déclinant l'histoire de la Casamaures au fil des saisons et autres oeuvres sont en exposition permanente dans l'Orangerie.
Une fresque sur papier peint est en cours de restauration...
Le 5 juin à 16h se déroulera dans les jardins, dans le cadres de l'exposition collective "Casamorphose", une balade découverte des oeuvres de six artistes différents (sculptures, travail sur pierre, textes etc...).
Après la parution en 2008 du livre "Casamaures corps à coeur" (toujours en vente), un deuxième livre est en cours de préparation.
Dans un autre registre, Claude Sardat (alias Cled'12) a également présenté son dernier opus : "AVIS DEFAVORABLE" , édité par les éditions "Casamaures association", trois ans de saga iséroise, rassemblées dans une sélection de caricatures qui dialoguent avec les conclusions de l'enquête publique sur la NON utilité de la Rocade Nord de Grenoble.
Une séance vente dédicace est prévue le samedi 5 juin à la Casamaures.
Prix : 15 euros

Lors de la visite de la casamaures
Restauration de fresque en papier peint
PLus d'infos : http://casamaures.org
Texte : Club de la Presse
Clubadmin
Le: 27/05/10
]
Daniel Gonnet (France Telecom-Orange), Florent Got (goupe IEP) et François Giannocaro (IRMA :Institut des Risques Majeurs)
Chaque crise (de par sa nature, son déclenchement et son déroulement) est différente. Il est donc impossible de véritablement planifier des actions types pour faire face à une situation de crise. De plus, les réponses peuvent être différentes selon qu’il s’agisse de collectivités locales( réactions plus lentes dûes aux obligations de déclarations administratives (préfecture) concernant la façon de communiquer (ou non) sur certains sujets) ou selon qu’il s’agisse d’organismes privés.
Cependant, anticiper (autant que possible) et envisager un maximum de scénarios possibles est le meilleur moyen pour éteindre ou au moins circonscrire l’embrasement médiatique que constitue une crise.
Comment faire face concrètement ?
En interne (dans un cadre confidentiel), il est indispensable de jouer la transparence, de dévoiler tous les dysfonctionnements de la structure, car le non-dit ne peut-être que source de malentendus avec risque de communication contradictoire.
- Déterminer en amont le ou les porte-paroles, ils doivent être investis d’une autorité reconnnue et facilement identifiables par les médias.
Le porte-parole doit éviter de se faire « court-circuiter » par des médias susceptibles d’obtenir ailleurs des informations contradictoires.
- Stocker un maximum d’infos
- Ne jamais répondre à chaud
- Etre conscient qu’il n’y a plus vraiment « d’amis » et que tout le monde est susceptible de vous « demander des comptes » (salariés, syndicats, et.)
-Tenter de se faire oublier (en détournant l’attention) quitte à souligner d’éventuels dysfonctionnements similaires (ou pire) dans d’autres organismes.
Stratégies à adopter par rapport aux médias
A savoir : En tant qu’interviewé vous avez le droit de
connaîtres les thèmes et la destination de vos propos
- S’organiser pour rester à la disposition des médias tout en les identifiant clairement afin d’adapter la communication à chacun (quelques lignes pour les site d’infos en continu) ou communiqué « de fond » et interview pour les télévisions, radios, presse écrite).
- Rester factuel dans un premier temps et répondre aux questions types (où, quand, combien de victimes etc.), le comment et le pourquoi viennent ensuite.
- Etre très attentif aux fils d’info en continu, susceptible de théâtraliser voire de divulguer une info sentationnelle non vérifiée, quitte à la démentir plus tard…
- Toujours répondre, car une non-réponse est considérée comme une réponse.
- Parler sûr, vrai et régulièrement en s’adaptant à chacune des cibles (lectorat, auditeurs)
Qui est responsable ?
Le plus souvent la détermination des responsabilité demande un certain temps (enquête interne), mais les journaliste (et l’opinion publique) veulent une réponse rapide ou au moins des pistes.
Le danger est que dans ce contexte tous les problèmes de la structure ressurgissent (sociaux, économiques), et du coup, la structure devient, elle-même, le problème. (France Telecom).
En conclusion et en résumé : 10 conseils de base
- Maintenir personnel et matériel prêt à toute éventualité
- Faire en amont de nombreuses simulations
- Se positionner d’entrée comme la source unique d’informations
- Parler clair, précis, véridique
- Diffuser votre communication à tous les médias
- En cas de risques pour la population, répéter très régulièrement les conseils de sécurité
- Créer au sein de l’organisme un comportement «sécurité » en développant l’auto protection et la solidarité disciplinée.
- Activer vos propres relais actifs et fiables que vous aurez préparés en amont.
- Adapter les messages aux cibles pour une communication optimum et efficace
- Informer des (éventuels) dangers courus sans être alarmiste.

Photos : Jacques-Marie Francillon
Texte : Club de la Presse

Daniel Gonnet (France Telecom-Orange), Florent Got (goupe IEP) et François Giannocaro (IRMA :Institut des Risques Majeurs)
Chaque crise (de par sa nature, son déclenchement et son déroulement) est différente. Il est donc impossible de véritablement planifier des actions types pour faire face à une situation de crise. De plus, les réponses peuvent être différentes selon qu’il s’agisse de collectivités locales( réactions plus lentes dûes aux obligations de déclarations administratives (préfecture) concernant la façon de communiquer (ou non) sur certains sujets) ou selon qu’il s’agisse d’organismes privés.
Cependant, anticiper (autant que possible) et envisager un maximum de scénarios possibles est le meilleur moyen pour éteindre ou au moins circonscrire l’embrasement médiatique que constitue une crise.
Comment faire face concrètement ?
En interne (dans un cadre confidentiel), il est indispensable de jouer la transparence, de dévoiler tous les dysfonctionnements de la structure, car le non-dit ne peut-être que source de malentendus avec risque de communication contradictoire.
- Déterminer en amont le ou les porte-paroles, ils doivent être investis d’une autorité reconnnue et facilement identifiables par les médias.
Le porte-parole doit éviter de se faire « court-circuiter » par des médias susceptibles d’obtenir ailleurs des informations contradictoires.
- Stocker un maximum d’infos
- Ne jamais répondre à chaud
- Etre conscient qu’il n’y a plus vraiment « d’amis » et que tout le monde est susceptible de vous « demander des comptes » (salariés, syndicats, et.)
-Tenter de se faire oublier (en détournant l’attention) quitte à souligner d’éventuels dysfonctionnements similaires (ou pire) dans d’autres organismes.
Stratégies à adopter par rapport aux médias
A savoir : En tant qu’interviewé vous avez le droit de
connaîtres les thèmes et la destination de vos propos
- S’organiser pour rester à la disposition des médias tout en les identifiant clairement afin d’adapter la communication à chacun (quelques lignes pour les site d’infos en continu) ou communiqué « de fond » et interview pour les télévisions, radios, presse écrite).
- Rester factuel dans un premier temps et répondre aux questions types (où, quand, combien de victimes etc.), le comment et le pourquoi viennent ensuite.
- Etre très attentif aux fils d’info en continu, susceptible de théâtraliser voire de divulguer une info sentationnelle non vérifiée, quitte à la démentir plus tard…
- Toujours répondre, car une non-réponse est considérée comme une réponse.
- Parler sûr, vrai et régulièrement en s’adaptant à chacune des cibles (lectorat, auditeurs)
Qui est responsable ?
Le plus souvent la détermination des responsabilité demande un certain temps (enquête interne), mais les journaliste (et l’opinion publique) veulent une réponse rapide ou au moins des pistes.
Le danger est que dans ce contexte tous les problèmes de la structure ressurgissent (sociaux, économiques), et du coup, la structure devient, elle-même, le problème. (France Telecom).
En conclusion et en résumé : 10 conseils de base
- Maintenir personnel et matériel prêt à toute éventualité
- Faire en amont de nombreuses simulations
- Se positionner d’entrée comme la source unique d’informations
- Parler clair, précis, véridique
- Diffuser votre communication à tous les médias
- En cas de risques pour la population, répéter très régulièrement les conseils de sécurité
- Créer au sein de l’organisme un comportement «sécurité » en développant l’auto protection et la solidarité disciplinée.
- Activer vos propres relais actifs et fiables que vous aurez préparés en amont.
- Adapter les messages aux cibles pour une communication optimum et efficace
- Informer des (éventuels) dangers courus sans être alarmiste.

Photos : Jacques-Marie Francillon
Texte : Club de la Presse
Clubadmin
Le: 25/05/10

Les photos, réalisées par des photographes professionnels et amateurs, sélectionnées pour le concours "Clic photos 2009" organisé par l'UCP2F sont exposées au Club.
Vous pourrez les admirer pendant les horaires d'ouverture du Club : lundi-mardi-mercredi-jeudi : 9h-12h et 13h-16h.
D'ores et déjà le thème du concours 2010 est annoncé: le sport. A vos appareils...
Clubadmin
Le: 18/05/10

Daniel Gonnet (attaché de presse de France Telecom-Orange) et Florent Got (responsable communication à l’INP), au regard de leurs propres expériences : vaches folles, OGM, nanotechnologie, ont dressé un panorama dynamique et exhaustif du déclenchement et du déroulement d’une crise.


Conditions d’émergeance :
La crise est une rupture d’équilibre qui s’inscrit dans la durée, aujourd’hui des modèles mathématiques peuvent décrire précisément le processus d’une crise médiatique.
L’enchaînement d’une multitude d’événements inattendus et improbables (ce n’est jamais qu’un seul facteur, mais toujours une accumulation de faits et de réactions) génère une dynamique de crise qui laisse dans un premier temps les organismes concernés impuissants, puis fragilisés et enfin déstabilisés.
Cette dynamique provoque au sein de l’organisme des déréglements (manque de cohésion des services, multiples intervenants etc.) qui entravent la possibilité de répondre avec cohérence aux inquiétudes de l’opinion publique.
Le point de départ est souvent la suspicion (on ne nous dit pas tout !), celle-ci peut être amplifiée par l’expression d’éventuelles incertitudes scientifiques (vaches folles, OGM etc.) Et pour finir, «boostée» par cette incroyable caisse de résonnance que sont internet et ses réseaux sociaux, la machine s’emballe et c’est la perte de contrôle…

Le passé présente la note :
La crise est un audit brutal, elle révèle sans concession des insuffisances, des erreurs commises dans le passé, comme des défauts d’investissement (accidents à répétition dans les chemins de fer britanniques) ou erreurs soigneusement cachées et accumulées « sous le tapis » (subprimes pour les banques, déficits dissimulés pour la Grèce, etc.)
En conclusion :
La capacité de gérer la crise avec cohérence dépend de ce qui a été mis en place avant : mieux vaut s’entrainer «à froid» pour informer «à chaud» et il est plus judicieux d’agir que de réagir…
2ème partie : mardi 25 mai à 12h15 dans les locaux du Club.
Photos : Jacques-Marie Francillon
Texte : Club de la Presse
Clubadmin
Le: 18/05/10







